Dés la signature du Traité de Rome, la Communauté européenne annonça comme priorité l’égalité hommes-femmes. Au début des années 70, elle intégra dans le cadre du 1er programme d’action sociale des mesures législatives concernant cette égalité. Dés lors, les principes de l’égalité des salaires, des droits dans l’accés à l’emploi et à la formation professionnelle furent reconnus.
En 1982, le 1er programme d’action communautaire pour la promotion de l’égalité des chances en faveur des femmes a été adopté. Le 4ème de ces programmes (1995-2000) bénéficiait d’un budget annuel de 9 millions d’euros.
C’est à cette période qu’est apparu le concept de « mainstreaming » consistant à instaurer dans chaque programme ou stratégie de l’Union européenne une priorité et une attention partculières à ce sujet de l’égalité des chances.
La question sociale, quant à elle, ne figurait pas parmi les grandes priorité de la construction européenne. La seule préoccupation sociale de l’époque consistait en une harmonisation des régimes de sécurité sociale pour permettre la libre circulation des personnes. Le premier programme d’action communautaire apparaît en 1974 sur les thèmes de la santé, la sécurité du travail, l’égalité de chances hommes-femmes et l’insertion professionnelle de catégories défavorisées de travailleurs.
Le budget social s’élève à peu prés à 10 % du budget global de l’Union européenne. Le Fonds social européen est l’instrument financier le plus important de cette politique.
Dans l’Union Européenne, chaque Etat membre assume la pleine responsabilité de l’organisation de ses systèmes éducatifs comme du contenu des programmes, en vertu du «principe de subsidiarité». Selon les Articles 149 et 150 du Traité, le rôle de la Communauté est de contribuer au développement d’une éducation de qualité en encourageant la coopération entre Etats membres et, si nécessaire, en appuyant et complétant leur action, notamment pour développer la dimension européenne dans l’éducation, favoriser la mobilité et promouvoir la coopération européenne entre établissements scolaires et universitaires.
Conformément à ces articles, l’Union Européenne n’entend donc pas développer et mettre en œuvre une « politique commune » de le formation. Elle dispose cependant de moyens spécifiques pour favoriser la coopération dans ce domaine par des actions au niveau européen :
- d’une part, les programmes d’action communautaires comme Leonardo da Vinci (pour la formation professionnelle), qui relèvent d’une co-décision au niveau européen entre le Conseil et le Parlement ;
- d’autre part, des actes juridiques communautaires favorisant la coopération politique entre Etats membres, tels que des recommandations, des communications (par exemple sur l’éducation et la formation tout au long de la vie ou la coopération avec les pays tiers), des documents de travail, des projets pilotes, etc.
Dans le domaine de la formation, cette forme de coopération politique s’est surtout développée au cours des années récentes, et tout particulièrement depuis le Conseil Européen de Lisbonne de mars 2000.
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